Dans son rapport de 2002 sur la croissance, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) relevait la cherté de la vie en Suisse qui selon ses calculs serait en moyenne 20% plus élevée qu'en Allemagne par exemple. Le SECO ciblait en particulier les secteurs de l'alimentation, des services de la santé et des loyers pour illustrer sa démonstration très convaincante par ailleurs. Des mesures, reprises par le Conseil fédéral, étaient même proposées pour remédier à la situation. Malheureusement, ces promesses gouvernementales sont restées lettre morte.
C'est pourquoi en 2004, le groupe socialiste a déposé une série d'interventions parlementaires pour lutter contre la vie chère en Suisse. A ce jour, ni le Conseil fédéral ni le Parlement n'ont trouvé le temps de se pencher sur nos propositions concrètes. Pire, la majorité du Parlement a saisi toutes les occasions pour repousser aux calendes grecques les décisions en la matière. La dernière en date s'est produite lors du débat sur la législation sur les brevets quand une majorité a rejeté l'autorisation des importations parallèles. Or ces importations constitueraient un moyen efficace pour contrer la pratique des prix surfaits imposés par les multinationales qui profitent largement pour engranger des gains supplémentaires. Et cela au détriment des consommateurs mais aussi des entreprises importatrices de biens et services sur les marchés internationaux.
En année électorales, d'aucuns dans le camp bourgeois découvrent aussi le thème de la vie chère ! Tant mieux, s'ils ne se trompaient pas de cibles en tirant sur les CFF et la SSR qui auraient respectivement, des tarifs et une redevance trop élevés.
Pour lutter contre les prix surfaits, dans son programme économique, le PSS revendique une commission de la concurrence plus incisive, des compétences accrues pour le Surveillant des prix, l'autorisation des importations parallèles, la suppression des obstacles techniques au commerce et une législation homogène pour les soumissions et la construction.
Ces mesures contre des prix d'importations excessifs feraient baisser les prix à la consommation et les coûts pour les entreprises suisses sans exercer pour autant une pression quelconque sur les salaires.
Jean-Noël Rey, conseiller national, 5 mars 2007
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