Madame, Monsieur, chère et cher Collègues, chère Amie, cher Ami,
Dès 2006, j'entamerai la seconde partie de ma législature au Conseil national à Berne. Depuis deux ans déjà, je siège au Parlement fédéral où j'ai retrouvé de nombreux amis et connaissances. J'ai particulièrement apprécié l'accueil chaleureux des parlementaires de mon groupe et au-delà de celles et de ceux dont je me sens proche. D'emblée, j'ai pu être actif au sein de l'importante commission des finances, assurer la suppléance à la Délégation fédérale des finances et au Bureau du Conseil national. En 2004, le groupe socialiste m'a confié la lourde tâche d'être le rapporteur du budget 2005 de la Confédération ; je me suis acquitté de cette tâche avec élan et conviction, sachant que c'est en votant le budget que l'on fixe les priorités de l'Etat fédéral
Lors de la campagne électorale 2003, je me suis engagé à promouvoir une autre politique économique et sociale, plus solidaire et respectueuse de l'environnement, à défendre nos services publics et les intérêts généraux du canton du Valais.
C'est la raison pour laquelle j'ai développé entre autres, des interventions parlementaires dans les domaines du tourisme, des remontées mécaniques et de la politique régionale, autant de secteurs clefs pour notre canton mais où j'attends plus de créativité, d'innovation et d'esprit d'entreprise. La politique régionale de la Confédération doit favoriser les atouts industriels et tertiaires du Valais et soutenir les efforts de reconversion industrielle. Dans ce contexte, je me bats pour Alcan, d'abord pour sauvegarder les emplois existants et ensuite pour offrir de nouvelles perspectives de développement et de création d'emplois. De même, je me suis engagé pour le maintien d'un service de car postal efficace en Valais, complément indispensable à l'offre publique de transport.
Je défends le service public de Swisscom et au-delà une entreprise publique florissante et prometteuse. Je regrette l'intervention intempestive du Conseil fédéral pour privatiser totalement Swisscom et exiger un revirement stratégique. Swisscom est une entreprise suisse, indispensable pour notre infrastructure ; elle doit investir d'abord en Suisse, développer de nouveaux produits et de nouvelles technologies et si nécessaires pour des raisons industrielles, nouer des alliances internationales à sa taille. Le peuple doit avoir le dernier mot dans cette affaire !
Un Etat fédéral pauvre ne peut être un Etat social ! Cependant, un Etat social ne peut perdurer sans un environnement économique florissant, créateur de richesses dont il s'agit de veiller à une distribution équitable. Homme de gauche, je suis attaché à la justice et à la solidarité, sachant toutefois que l'égalité des chances est plus facile à réaliser dans une économie prospère. Quiconque est attaché à une juste répartition des richesses doit aussi s'impliquer dans leur production afin de créer les bases de financement de nos assurances sociales, garantes de la cohésion sociale. Dès lors, une autre politique économique doit intervenir, dans le respect des mécanismes efficients de l'économie de marché, au coeur du moteur, là où se forme la valeur, en y insérant ce qu'aucun intervenant de marché ne saurait y mettre : une vision à long terme et une capacité de mutualisation des risques, au service de l'emploi, de la création de richesses, de l'environnement et du bien-être commun.
C'est donc avec enthousiasme que j'ai accepté la tâche que m'a confié le président du PSS Hans-Jörg Fehr, de réécrire le programme économique avec ma collègue Susanne Leutenegger Oberholzer. Le projet de nouveau programme est pratiquement sous toit. Il sera discuté en 2006.
Le climat politique s'est durci au plan fédéral ; le combat politique est devenu rude à Berne, les germes de déstabilisation de notre système politique fondé sur le consensus et les équilibres sociaux et régionaux ont été semés. Il est donc plus important que jamais d'y faire entendre la voix de la raison et du bon sens. Je m'y emploie en promouvant une utilisation efficace de l'argent public tout en gardant la mesure de la justice fiscale et sans tomber dans l'excès des économies à tout prix au mépris des investissements publics décisifs pour notre futur, dans les domaines de la formation et de la recherche, des énergies et des infrastructures de transport.
Il n'est jamais facile de résumer une activité politique et de la rendre intelligible. J'espère par ces lignes, avoir réussi à éveiller votre intérêt et votre attention.
A l'avenir, je poursuivrai mon action dans l'esprit de mon engagement à ce jour :
J'espère pouvoir compter encore sur votre précieux soutien critique et amical.
En cette fin d'année 2005, je vous souhaite mes meilleurs voeux de bonheur, de prospérité et de santé pour 2006.
Recevez, Madame, Monsieur, chère et cher Collègue, chère et cher Ami, mes salutations les plus cordiales.
St. Léonard, décembre 2005 - Jean-Noël Rey
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