Vous avez entendu la position du bureau exécutif en ce qui concerne l'élection au Conseil d'Etat et je la soutiens.
Je soutiens sans réserve la candidature de notre camarade Thomas Burgener. Il n'y a d'ailleurs aucune raison de ne pas le faire.Et j'appelle à la mobilisation générale pour le soutenir effectivement. Thomas Burgener a eu plusieurs dossiers délicats à traiter.
Dans le dossier du RSV, j'ai été parmi les premiers socialistes à lui apporter publiquement mon soutien et ce, après mon départ du RSV. J'ai toujours souligné la justesse des décisions stratégiques prises. C'est vrai j'ai aussi conseillé d'améliorer la communication avec le public et surtout le personnel hospitalier. J'ai attiré l'attention sur les mesures d'accompagnement à prendre pour qu'une réforme de ce genre réussisse. L'expérience acquise dans la réforme d'une grande entreprise comme l'étaient les PTT, me donne sans doute la légitimité pour le faire. Je crois en la réforme hospitalière et il faut se donner les moyens de la réussir ave le concours de la population et du personnel !
Ceci étant dit et pour qu'il y ait aucune équivoque en ce qui concerne mes intentions ou celles qu'on me prête, je me dois de vous dire que je me trouve parfaitement heureux à Berne dans la peau de conseiller national
J'ai été très bien accueilli par le groupe parlementaire socialiste qui m'a confié d'importantes tâches en me désignant à la commission des finances, à la Délégation des finances et au bureau du Conseil national. Le PSS vient de me nommer co-président de la commission économie et finance en remplacement de Ruedi Strahm nommée Surveillant des Prix et m'a chargé en collaboration avec ma collègue Susanne Oberholzer Leutenegger de piloter la refonte du programme économique. Servir le groupe socialiste à l'Assemblée fédérale, accomplir au mieux ces mandats fédéraux constituent pour l'heure mes priorités.
Le bon climat qui règne avec Stéphane rend mon mandat fédéral que plus agréable. Mais c'est vrai que j'ai été sollicité comme Stéphane d'ailleurs par des personnalités de tout horizon politique à briguer une candidature au Conseil d'Etat. Je ne puis le nier. C'est un fait. Et j'ai informé le bureau exécutif. Nous en avons débattu très courtoisement. Je tiens à remercier notre président Charles-Marie Michellod pour la qualité des débats qu'il a dirigé d'une main experte.
En portant ce débat, je voulais offrir aux camarades, le choix d'une stratégie en ayant pesé les pours et les contres. Et cela au-delà de ma personne.
Mon tempérament d'entrepreneur de gauche m'incline à prendre des risques. Ma vie en témoigne ! C'est vrai qu'à une stratégie de défense des acquis que je respecte, j'ai proposé une stratégie de conquête en pensant notamment à l'exemple du canton du Jura. Peut-être a-t-on manqué de temps pour l'élaborer ?
Un parti de gauche doit toujours être prêt au combat ; mais je comprends il y a des impératifs politiques dans ce canton qui figent les structures. Devons-nous les accepter sans broncher et quasiment s'y mouler !
C'est la culture politique clanique de ce canton qui freine toute créativité politique, empêche le progrès social et entrave le développement économique. C'est cela que je dénonce !
C'est un sacré défi pour le PSVr. L'élection de Peter Bodenmann avait éveillé l'espoir d'un effondrement du système tribal ; malheureusement les flonflons de son élection éteints, les bonnes vieilles habitudes politiques sont revenues aux galops. Et voilà que Pascal Couchepin, le grand ordonnateur radical du chamboulement politique d'antan, le pourfendeur acharné de l'Etat PDC, se fend d'une déclaration en mariage au PDC, dont seules les Valaisannes et Valaisans ont compris le sens, à la veille de l'élection au Conseil d'Etat ! On n'est presque sur le chemin de Canossa !
Et voilà que les jaunes et les noirs du Haut se font peurs en mimant des combats qui ne sont jamais consommés, afin de mieux défendre les intérêts de la grande famille PDC.
Nous ne voulons plus d'un retour au carcan politique d'autrefois. Le PSVr est interpellé. Nous n'avons pas tout à fait trouvé encore la parade ! Le Valais économique, des travailleuses et travailleurs, des consommatrices et consommateurs, des petites et moyennes entreprises bougent, s'investit mais s'essouffle, tant le Valais politique manque de visions et d'ambitions. Notre canton est situé au coeur des Alpes certes mais, entre les pôles économiques de Londres et de Milan, donc sur un axe stratégique de développement économique. Nous avons une importante carte à jouer pour développer nos potentiels économiques et sociaux sans nous limiter à emprunter la route de Berne pour quémander des sous que l'on réserve en priorité aux fidèles politique. On ne peut continuer ainsi.
Je suis peut-être en avance d'une guerre où vous me trouvez prétentieux, mais je suis profondément convaincu que le Valais a besoin d'une bonne cure social-démocrate qui allie développement économique, progrès social et respect de la nature.
Les exemples scandinaves comme la Suède et la Finlande qui suivent cette politique depuis des décennies, constituent toujours en Europe des modèles de réussites économiques et sociales. Osons le dire et l'affirmer ! Créons patiemment les fondements pour que chez nous aussi nous puissions être montré en exemple.
Je sais en politique, il faut être patient ! Je me rallie donc à la proposition stratégique du bureau exécutif sans arrière-pensée.
Les circonstances politiques actuelles le veulent ainsi. Il ne faut pas mettre en danger la réélection de notre camarade Thomas, il ne faut pas donner la moindre impression de laisser tomber nos amis hauts-valaisans ; il faut veiller à l'unité du parti ; il faut accepter que la défense de l'acquis politique prime aujourd'hui.
Le jour, où les conditions d'une stratégie de conquête seront remplies, alors sachez camarades que je suis toujours là pour servir les intérêts du PSVr.
Pour l'heure, je vous invite à approuver la proposition du bureau exécutif et à soutenir avec coeur et conviction notre camarade Thomas Burgener.
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