Jean-Noël Rey

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Au revoir
... le peuple valaisan n'a pas daigné renouveler mon mandat .... Je continuerai à suivre plus particulièrement de près le projet de redéploiement industirel des sites d'Alcan et la recherche de nouvelles entreprises ....

Lettre ouverte

A mes électrices et électeurs valaisans...

Gesunder Menschenverstand!!

... Wieso trete ich auf einer Oberwalliser Liste an? Dafür gibt es mehrere Gründe. ...

FACTEUR HUMAIN
Entretiens réalisés par François Praz

Dans les arcanes du pouvoir. Le parcours de vie de Jean-Noël Rey a été marqué par de nombreux rebondissement...

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CAMPAGNE

Au revoir

A la fin novembre de cette année, je quitte donc le Conseil national puisque le peuple valaisan n'a pas daigné renouveler mon mandat lors des dernières élections fédérales.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui, malgré un contexte politique difficile, m'ont fait confiance en votant pour moi le 21 octobre dernier.

Je quitte le Conseil national avec le sentiment du devoir accompli. En 4 ans, grâce à mon expérience et à ma profonde connaissance des dossiers fédéraux, j'ai pu marquer de mon empreinte la politique financière et économique de la Confédération. Je suis particulièrement fier en tant que membre de la commission des finances et suppléant de la Délégation des finances, d'avoir pu activement participer à la mise en place de la stratégie budgétaire de la Confédération dont les effets bénéfiques sont visibles aujourd'hui, à la réforme totale de la loi sur les finances fédérales qui a doté la Confédération d'un nouveau modèle comptable et d'instruments modernes de gestion financière et à la réflexion sur la fiscalité qui a débouché sur l'initiative populaire pour des impôts équitables. Mes nombreuses interventions dans les domaines de la péréquation financière, de la politique régionale, du tourisme, des servies publics, de l'énergie et des transports régionaux ont servi les intérêts du canton du Valais et de sa population.

Je continuerai à suivre plus particulièrement de près le projet de redéploiement industriel des sites d'Alcan et la recherche de nouvelles entreprises ainsi que la mise en oeuvre de la nouvelle législation sur l'électricité dont l'importance pour l'économie du canton est primordiale.

J'aurais souhaité poursuivre ces actions politiques au Parlement fédéral. Malheureusement, les obstacles mis sur la route du succès furent trop nombreux : l'apparentement des listes PDC et PCS du Haut, la désorientation stratégique du PSV, la montée de l'UDC et l'effondrement du PCS du Bas, sans oublier la tendance nationale défavorable à la gauche ! Quand la volonté politique vacille et la désunion s'installe, un parti ne peut gagner ! Le PDC est tombé sous la barre des 45 % certes, mais la division des partis minoritaires, lui a permis de rafler l'ensemble de la mise ! Une leçon pour l'avenir ?

Je ne regrette pas mon choix stratégique. Je regrette par contre l'incompréhension culturelle entre le Haut Valais et les Valaisans du Centre et du Bas que j'ai retrouvé même dans mon parti, qui se veut le champion du multiculturalisme ! Ce constat est porteur de germes destructeurs si l'on n'y prend garde ! Le Valais souffre encore trop du réflexe régionaliste au détriment des intérêts du canton. Dans une Suisse de plus en plus attirée par les centres urbains et un monde de plus en plus globalisé, cet aveuglement montagnard, pourrait coûter cher à la prospérité de notre canton.

En tant que co-président de la commission économique et financière du PSS, j'ai largement contribué à la rédaction d'un programme économique dont les objectifs du plein emploi, de la justice sociale et de la transformation écologique de l'économie du marché marqueront encore longtemps les propositions de ce parti. Tous les observateurs avertis du monde économique ont salué la cohésion et le caractère innovateur de ce programme qui veut allier progrès social et performance économique. J'en ressens une grande satisfaction.

La démocratie est ainsi faite qu'après une défaite, s'ouvre un temps de la réflexion. Toutefois, n'ayant jamais conçu la politique en termes de carrière car je crois trop à l'ancrage professionnel comme source d'expériences et d'enrichissements, je dis au revoir à mes électrices et électeurs sans oublier que l'action politique ne se déroule pas seulement dans le cadre d'une fonction élective même si je n'en néglige pas la portée !

Jean-Noël Rey

a. conseiller national

fin novembre 2007

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